-
Qu’est-ce que la tenue de ville ?

Vous êtes invité à un événement et la seule indication de dress code que vous ayez est « Tenue de ville » ?
Vous ne savez pas comment vous habiller ?
C’est normal, pas panique ! Je vous explique tout dans cet article.
Contrairement à ce que cela laisse penser, ce n’est pas du tout la tenue que vous portez tous les jours pour vous promener dans votre ville.
Pour les hommes, la tenue de ville a une signification très cadrée : il s’agit tout simplement de l’ensemble veste/pantalon/chemise/cravate. Pour plus d’élégance, vous pouvez aussi porter un veston sous votre veste.


Pour les femmes, les options sont nettement plus variées. Les codes du genre permettent d’adopter, au choix :
- une tenue plutôt féminine : une robe ou un ensemble chemisier/jupe. La longueur midi (juste en-dessous du genou jusqu’à mi-mollet) est recommandée pour la jupe. La jupe/robe au-dessus du genou est tolérée à condition que le style soit adapté. Si vous choisissez cette coupe, je vous recommande de ne pas porter plus court que 5 centimètres au-dessus du genou. La robe longue est à éviter car elle est considérée comme une tenue de soirée ou de gala.
- une tenue de style androgyne calquée sur le vestiaire masculin : en ensemble tailleur veste/chemisier/pantalon (sans cravate) ou chemisier/pantalon.






Quelque soit l’ensemble que vous choisissez, les vêtements en jean/denim et en cuir sont à éviter à tout prix !
Et pour les chaussures ? Que vous soyez une femme ou un homme, il y a une règle à respecter : baskets interdites ! On porte des chaussures… de ville, évidemment ! Par là, on entend des chaussures en cuir ou en daim, propres et cirées, bien entendu. Pour les dames, les chaussures devront de préférence être à bout fermé. Les chaussures à talons ne sont pas obligatoires, bien que je les recommande car elles sont plus élégantes.
Mais, pourquoi appelle-t-on cela la « tenue de ville » ? Et bien tout simplement parce que nos anciens, c’est-à-dire la génération de nos grands-parents voire de nos arrière grands-parents, s’habillaient ainsi pour sortir faire leurs courses, s’acheter un paquet de cigarettes, se promener le week-end, etc. Bref, pour aller en ville. Ce qui nous paraît être aujourd’hui une tenue de soirée, était en fait une tenue normale qu’on portait en journée au XXe siècle. C’était la tenue casual de l’époque, si vous voulez.
Il arrivera aussi parfois que la tenue de ville soit la tenue de rigueur sans que ça ne soit mentionné nulle part. C’est un code social social implicite de beaucoup de lieux, notamment :
- dans les bâtiments des institutions de la République : lieux du pouvoir exécutif, ministères, préfectures, chambres du Parlement, hôtels de ville, tribunaux, etc. Et ce, que vous soyez invité pour un événement particulier ou pour une simple visite !
- à un événement professionnel : entretien de recrutement, salon, conférence, soirée d’entreprise ;
- pour assister une représentation à l’opéra ou au théâtre. Ceci est valable uniquement pour les lieux historiques et/ou les représentations de chefs d’œuvre classiques. Pour une pièce de théâtre de boulevard, une tenue plus décontractée fera l’affaire ;
- dans un restaurant étoilé ;
- à un mariage (sauf dress code particulier expressément mentionné).
En somme, la tenue de ville se porte dans tous les lieux et pour tous les événements qui confèrent une certaine solennité.
Vous avez encore un doute sur la tenue que vous devez porter ?
Dans tous les cas, gardez en tête qu’il vaut mieux être trop que pas assez bien habillé. Vous pourrez toujours retirer votre veste ou votre cravate si vous voyez que le reste des convives n’a pas fait le même effort que vous. En revanche, l’inverse serait plus délicat : il est impossible corriger une tenue trop décontractée une fois arrivé sur les lieux.
Vous savez tout sur la tenue de ville ! Vous êtes maintenant prêt(e) à vous parer de vos plus beaux habits de sortie.
Et vous, quelle est votre assortiment favori de vêtements parmi ceux présentés ?
Les images de cet article ont été générées avec une intelligence artificielle et sont non libres de droits.
-
Comment être à l’aise dans les lieux luxueux

Si le titre de cet article vous a accroché, c’est que vous aimeriez aller plus souvent dans les magasins de luxe, les dîners et cocktails mondains, les restaurants étoilés et bien d’autres événements et lieux raffinés.
Fréquenter ces milieux pour la première fois, c’est comme débarquer sur une autre planète. Ça peut être impressionnant quand on n’en a pas l’habitude. Prendre une coupe de champagne, vous enquérir d’un renseignement auprès d’un vendeur, ou tout simplement demander où se trouvent les sanitaires peuvent vite devenir une épreuve.
Vous appréhendez avant d’y mettre les pieds ? Ou vous aimeriez fréquenter ces lieux sans vous poser de questions. Mais vous avez peur…
Peur d’être ridicule.
Peur d’être démasqué.
Peur de passer pour un va-nu-pieds.
Peur qu’on vous jette dehors.
Peut-être même vous est-il déjà arrivé de faire machine arrière tellement la peur vous avait envahi…
C’est tout à fait normal.
Et les conseils à base de « soyez-vous même » n’y changent rien, puisqu’on vous demande d’adopter des codes qui ne sont pas les vôtres, initialement…
Voici quelques conseils à mettre en œuvre pour prendre confiance en vous et vous intégrer avec aisance dans les milieux aisés :
- Habillez-vous bien !
Il y a plusieurs manières d’être bien habillé mais la plus commune et la plus simple est la tenue de ville. Si vous ne savez pas ce que c’est, j’ai écrit un article illustré sur ce sujet.
La tenue de ville n’est pas de rigueur pour tous les lieux, cela dépend du contexte bien entendu. Pour une activité de type loisir comme aller dans les magasins de luxe, privilégiez une tenue plus « décontractée ». Pour les femmes, une robe de jour ou un joli chemisier avec une jupe seront du plus bel effet. Pour les hommes, vous pouvez porter la chemise sans cravate, avec ou sans veste. Les jeans sont tolérables, tant qu’ils sont de couleur foncée et surtout pas troués ! Dans tous les cas, évitez les t-shirts et les baskets (sans parler des tenues de sport comme les joggings ou les leggings). Quand la météo est plus fraîche, femme ou homme, portez une veste de tailleur par dessus un pull à col roulé. Effet garanti !
Avoir une apparence soignée vous donnera assurément confiance en vous.
Vous verrez aussi que les gens que vous ne connaissez pas se comporteront différemment avec vous car la tenue vestimentaire dénote souvent de la classe sociale. Dans un magasin par exemple, quand vous êtes élégamment vêtu, les vendeurs·ses sont en général plus souriant·e·s et plus serviables car ils/elles s’imaginent que vous avez un certain statut social et donc de l’argent. Vous devenez ainsi un·e potentiel·le bon·ne client·e.
Enfin, c’est une question de savoir-vivre : un lieu élégant, mérite que l’on s’habille élégamment.
- Prenez l’habitude de fréquenter ces lieux (et c’est plus simple qu’on ne le pense)
Si vous n’êtes pas à l’aise dans les lieux somptueux, c’est sûrement que vous n’y allez pas assez, voire que vous n’y êtes jamais allé. Or, contrairement à ce que l’on pourrait croire, fréquenter les milieux privilégiés ne demande pas d’être riche à millions.
Il existe certains lieux où vous pouvez passer du temps sans avoir à casser votre tirelire :
- Entrer dans un magasin de luxe est GRATUIT. Bien que les articles soient hors de votre budget (pour le moment), rien ne vous empêche d’y rentrer. Pas même l’agent de sécurité qui se trouve à l’entrée du magasin, il n’est pas là pour vérifier combien vous avez sur votre compte en banque. Entrez, visitez, autorisez-vous à regarder les produits exposés, à les toucher, à les comparer. Osez demander à un·e vendeur•se de vous montrer les articles. Et ne soyez pas gêné·e de ne rien acheter. C’est un droit. Dites-vous que si vous n’achetez pas, c’est parce que vous n’avez rien trouvé qui vous plaise.
- Prenez un café au bar d’un hôtel 5 étoiles1. Vous n’avez peut-être pas les moyens de passer une nuit dans un lieu aussi luxueux mais vous pouvez vous offrir un instant au bar de l’hôtel en prenant un café (ou un thé selon vos goûts) et ce pour une modique somme. Un expresso vous en coûtera 8 à 10€. Cela vous paraît cher pour un café ? Mettez les choses en perspective : vous ne payez pas seulement un café, vous vous offrez un moment dans un cadre somptueux.
Si vous avez un budget un peu plus élevé, déjeunez ou dînez une fois de temps en temps dans un restaurant gastronomique non étoilé. Pour prendre un repas dans restaurant étoilé Michelin sans y laisser vos économies, réservez une table à l’heure du déjeuner, certains restaurants proposent des menus midi autour de 40€.
- Observez et imitez !
Vous avez déjà vu ces personnes à table à qui on sert un verre de vin, qui remuent leur verre, l’observent, le sentent avant de commencer à le boire. Vous avez l’impression que ce sont des experts en œnologie ?
La plupart du temps, ils n’y connaissent rien ! Un jour, ils ont vu faire ainsi, ils ont trouvé ça classe, et ils ont décidé de faire la même chose. La plupart des gens dans tous ces lieux somptueux ne font que reproduire ce qu’ils ont vu faire chez les autres. C’est un principe universel chez l’être humain : on apprend par mimétisme.
Ainsi, la prochaine fois que vous vous rendrez dans un endroit luxueux. Observez (discrètement) comment les gens se comportent et copiez leur attitude et leurs gestes.
En somme, habillez-vous, fréquentez des lieux raffinés régulièrement et imitez les gens que vous y croiserez. Au fur et à mesure de vos incursions, votre confiance en vous et votre aisance augmenteront.
Et vous, quelles sont les lieux les plus luxueux où vous avez l’habitude de vous rendre ?
- Conseil inspiré par le blogueur Michael Ferrari, auteur d’Esprit Riche. ↩︎
-
5 chaînes YouTube à suivre pour améliorer votre culture générale

Améliorer sa culture générale est un travail du quotidien. Si le meilleur moyen d’y arriver est la lecture, vous n’avez peut-être pas toujours le temps, ni l’énergie de lire plusieurs heures par jour.
Heureusement, il existe plein d’alternatives à la lecture et vous pouvez faire de votre progression en culture générale un moment de divertissement !
Un des outils que j’utilise pour cela est YouTube : je lance une vidéo à chaque fois que je fais du sport chez moi, que je prends un repas seule, ou que j’effectue une tâche qui ne demande pas trop d’attention.
Vous aussi vous pouvez améliorer votre culture générale en regardant des vidéos quand vous avez un peu de temps devant vous et l’esprit libre pour apprendre de nouvelles choses.
Voici les 5 chaînes YouTube que je vous recommande de suivre (et surtout de regarder) pour améliorer votre culture générale :
- HugoDécrypte. Thème : Actualités
HugoDécrypte est devenu est incontournable dans la sphère des réseaux sociaux. Cette chaîne vous est destinée si vous êtes très jeune (encore au lycée) et/ou que vous n’avez pas le temps ou les moyens de lire la presse et/ou que vous ne suivez jamais les actualités.
Cette chaîne est excellente pour dégrossir les principaux sujets d’actualité. Cependant, si vous êtes déjà un lecteur assidu des journaux, elle aura moins de plus-value pour vous.
Pour aller plus loin, le youtubeur propose également une chaîne « Grands formats » avec des interviews et des vidéos un peu plus longues, un bon moyen d’approfondir certains sujets.
La chaîne d’HugoDécrypte est accessible ici et la chaîne Grands formats ici.
- Arte. Thème : Sujets de société et bien plus encore !
Arte n’est plus chaîne télé vieillote et ennuyeuse d’il y a 10 ans. Grâce à ses vidéos Youtube, Arte est devenue depuis quelques années une excellente référence pour ses contenus divertissants ET instructifs. Le format le plus captivant est, à mon avis, 42 la réponse à tout. La chaîne publique franco-allemande publie aussi régulièrement des reportages sur des sujets aussi divers que variés. Elle a également des chaînes dédiées comme Le Dessous des cartes ou Le Dessous des images.
La chaîne Arte est accessible ici.
- Notre Histoire. Thème : A-t-on besoin de préciser ?
Vous l’avez deviné, sur cette chaîne vous allez vous abreuver d’histoire, et pas comme dans les cours soporifiques que vous avez pu subir à l’école. Je vous recommande plus particulièrement la série de vidéos Laissez-vous guider, animée par Stéphane Bern et Lorant Deutsch. Vous serez comme immergés dans le passé grâce à des reconstitutions 3D des monuments et des promenades au fil des grands événements historiques. En somme, une bonne chaîne pour apprendre l’histoire comme si vous y étiez.
La chaîne Notre Histoire est accessible ici.
- Monsieur Phi. Thème : Philosophie
Une excellente chaîne pour comprendre les principaux concepts philosophiques sans s’ennuyer. Monsieur Phi vous parle aussi bien des idées des auteurs classiques que de concepts issus de la culture populaire comme dans la série de films Matrix. Ce qui est appréciable, c’est qu’il raccroche toujours les idées philosophiques à l’actualité ou à des situations concrètes. Une vraie plus-value pour comprendre et pour apprendre. En prime, une série de vidéos sur l’épreuve de philosophie du bac si vous êtes au lycée.
La chaîne Monsieur Phi est accessible ici.
- e-penser. Thème : Sciences
Pas besoin d’être ingénieur ou astrophysicien pour avoir des connaissances scientifiques : les sciences dures font aussi partie de la culture générale ! Avec une bonne dose d’humour et beaucoup de pédagogie, Bruce Benamran vous explique les grandes théories scientifiques, y compris les plus complexes. La plupart de ses vidéos sont sur un format d’une demi-heure ce qui est relativement long pour l’univers des réseaux sociaux mais je vous garantis qu’on est loin de s’ennuyer sur cette chaîne !
La chaîne e-penser est accessible ici.
Mon conseil : abonnez-vous à ces chaînes pour que leurs vidéos apparaissent sur votre page d’accueil YouTube quand vous visitez le site. Vous verrez qu’au fil du temps, YouTube vous proposera de plus en plus de contenus qui vous aideront à augmenter vos connaissances.
Et vous, quelles sont vos chaînes YouTube favorites pour améliorer votre culture générale ?
Dites-le moi dans les commentaires !
-
Faire des études suffit-il à s’élever socialement ?

Si vous êtes les premier de votre famille à faire des études supérieures, vous êtes incontestablement sur la pente de l’ascension sociale !
Les études supérieures sont un moment charnière dans un projet d’ascension sociale. C’est le moment de transition entre vos années lycée, où à peu près toute votre classe d’âge sera passée, et le monde du travail où vous trouverez votre statut social. D’ailleurs, si l’on en croit les statistiques, obtenir un diplôme de niveau bac+3 et plus est la meilleure voie vers l’emploi.
Mais ces dernières années, le » bac+5″ est presque devenu la norme en France. De plus en plus de jeunes se sont engagés dans cette voie car c’est une manière de gagner en capital social par rapport à la génération de nos parents1. Pour eux, être titulaire d’un master était l’exception. Et pour preuve, chez les 55-64 ans, seuls 13% avaient obtenu un bac+3 ou plus contre 33 % des personnes âgées de 25 à 34 ans2.
Ainsi, bien que le master soit protecteur face au chômage, il n’est plus une garantie pour obtenir les meilleurs postes en sortie d’école. À la fin de votre cursus, vous serez en concurrence avec plein de diplômés bac+5 dont les CV se ressemblent tous. Ce niveau de diplôme est devenu tellement banal qu’à lui tout seul, il ne vous permettra pas de vous distinguer.
Or, vous le savez, le but ici est de vous donner des conseils pour vous élever au meilleur niveau. Si vous voulez vraiment booster votre trajectoire d’ascension sociale, il faudra agrémenter votre parcours universitaire de touches qui vous placeront au-dessus de la mêlée.
Voici quelques pistes pour étoffer votre CV et sortir du lot :
Visez les filières sélectives : Grandes écoles, prépas, doubles diplômes
Sur un CV, le nom d’un établissement réputé ou d’une filière sélective fait toujours son effet auprès des recruteurs : Sciences Po, HEC, Polytechnique….
Vous n’avez pas réussi à intégrer une filière sélective dès vos premières années post-bac ? Pas d’inquiétude, même au cours de vos études, au moment du passage en master, il sera toujours temps d’emprunter une voie d’admission parallèle.
Choisissez un master en apprentissage ou en professionnalisation
Ce sont des cursus dans lesquels vous passerez une partie de votre semaine à étudier, et l’autre partie dans une entreprise. Ce type de parcours vous permettra d’avoir déjà un pied dans le monde de l’emploi avant même d’avoir terminé vos études. En étant au contact de personnes travaillant en entreprise, vous pourrez en plus commencer à étoffer votre réseau.
Étudiez à l’étranger
Partir vivre et étudier à l’étranger démontrera votre capacité d’adaptation et votre esprit d’ouverture sur le monde. Cela donnera à votre parcours une touche unique, d’autant plus que cela vous permettra de vous perfectionner dans une langue étrangère.
Renseignez-vous auprès de votre établissement sur les possibilités d’échange universitaire à l’étranger.
Lancez-vous dans un doctorat
Si vous avez la fibre des études longues et le goût de l’apprentissage perpétuel, c’est la filière qui est faite pour vous ! Les débouchés sont bien souvent l’enseignement et la recherche. Le doctorat est également valorisable dans le monde de l’entreprise et vous permettra de négocier une marge de salaire supplémentaire en mettant en avant cette qualification. Il n’est pas nécessaire d’entamer un doctorat immédiatement après le master. Vous pouvez commencer votre vie professionnelle puis vous lancer dans un doctorat une fois votre carrière sur les rails.
Et vous, quelles sont les atouts qui vous apportent une plus-value à votre CV ?
- https://theconversation.com/les-diplomes-bac-5-sont-ils-devenus-la-norme-en-france-75435 ↩︎
- France, portrait social, édition 2019 – Insee Références. Téléchargeable sur : https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/4238409/FPS2019-F55.pdf ↩︎
-
Comment améliorer sa culture générale au quotidien

La culture générale est un élément essentiel à développer lorsque l’on aspire à s’élever dans l’échelle sociale. Elle est l’essence même du « savoir » dont je vous parlais dans cet article sur les fondamentaux de l’ascension sociale.
Et pour preuve, le degré d’éloignement ou d’accointance avec la culture générale fait partie des critères qui permettent de positionner un individu sur l’échelle sociale. La culture générale est aussi un élément majeur à maîtriser pour réussir les concours des grandes écoles et de la fonction publique.
Cependant, l’objectif de cet article n’est pas de vous préparer aux épreuves de culture générale pour les concours. Disons plutôt qu’en lisant ces lignes, vous obtiendrez les clés pour améliorer votre culture générale au quotidien, une culture de « femme ou d’homme du monde », celle qui vous permettra de participer à n’importe quelle conversation, d’avoir les idées et les arguments pour ne pas rester en retrait lors d’une discussion. In fine et à plus long terme, cela pourrait vous aider pour vos écrits et oraux de culture générale, car vous aurez acquis des connaissances sur le long terme, mais laissons cela de côté pour le moment.
Mais qu’est-ce que c’est au juste la « culture générale » ?
La culture générale, comme on l’a dit, c’est d’abord le nom d’une épreuve des concours des grandes écoles ou de la fonction publique. C’est un incontournable qui se déguise parfois sous le nom de « Questions contemporaines » à l’écrit ou d’ « Entretien d’admission » à l’oral.
Contrairement à ce que son nom indique, ce n’est pas n’importe quelle culture. Ce qu’on appelle communément la culture générale, c’est la culture de la classe dominante. Ainsi, dans la culture générale, toutes les cultures ne se valent pas. Par exemple, vous susciterez plus d’intérêt en évoquant le dernier opéra auquel vous avez assisté plutôt que le dernier blockbuster américain que vous êtes allé voir au cinéma. De même avec un concert de musique classique plutôt qu’un concert de musique pop, une exposition plutôt qu’un parc d’attraction, ou encore avoir lu le dernier Goncourt plutôt qu’un roman policier.
Vous commencez à voir ce que c’est vraiment la culture générale ?
Quand on parle de culture générale, on sous-entend généralement qu’il est difficile de dire quelles sont les connaissances exactes qui font que vous avez ou non une solide culture générale. Mais il existe un certain nombre de critères qui caractérisent une personne ayant un bon niveau de culture générale, à savoir :
- une connaissance des sujets d’actualité ;
- une connaissance de l’histoire, principalement l’histoire de France et l’histoire contemporaine (de 1789 à nos jours) ;
- une acculturation aux arts classiques : littérature, musique, peinture, théâtre, etc.
- avoir voyagé à l’étranger et s’être imprégné des éléments de culture locale ou nationale ;
Le fait d’avoir été élevé dans un milieu socio-économiquement favorisé vous avantage dans tous ces éléments.
Sauf que si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que le hasard de la vie vous ait fait naître dans une famille éloignée de tout cela.
Pas de panique, même si vous partez de zéro, avec un peu de méthode et de patience, le retard peut se rattraper facilement ! Seulement, la culture générale, c’est comme Rome, ça ne se construit pas en un jour. Il n’existe pas de méthode miracle pour améliorer sa culture générale en trois jours ou même en trois mois. Il n’y a même pas de durée définie pour construire sa culture, tout dépend de quel point de départ vous partez, de vos capacités d’apprentissage et de votre niveau de curiosité qui sont très variables d’une personne à l’autre. En fait, il faut juste du temps. Les personnes de votre âge qui ont une bonne culture générale ont mis des années à l’acquérir, c’est juste qu’elles ont commencé plus tôt.
Gardez également à l’esprit que vous ne pourrez jamais TOUT savoir et qu’il y aura TOUJOURS des choses à apprendre. La culture générale, c’est un apprentissage continu et infini, qui ne s’arrête pas une fois que vous avez terminé vos études ou vos épreuves de concours. J’ai déjà vu des personnes de 35 ans s’alarmer de ne pas avoir un niveau de culture générale suffisant pour passer des concours internes de la fonction publique. J’ai aussi vu des collègues ou des amis qui, par manque de connaissances, se sont mis en retrait de la conversation lors d’un dîner au restaurant lorsque la discussion a tourné au débat d’idées. Vous le voyez, la culture générale sert partout et à tout âge.
Ça, c’était pour la théorie.
Pour la pratique, voici un conseil : façonnez vos habitudes de manière à ce que votre mode de vie vous abreuve naturellement de culture générale.
C’est ce que font les personnes des classes favorisées. Ce sont leur environnement et leurs habitudes quotidiennes qui leur apportent de quoi nourrir leur intellect et augmenter leurs connaissances.
Ce sont les médias que vous consulterez, les lieux que vous fréquenterez, les discussions que vous aurez qui feront que votre culture générale sera sensiblement augmentée au fil du temps.
Mais alors, comment faire concrètement ?
Voici cinq conseils qui vous permettront d’améliorer votre culture générale :
1er conseil : Lisez tous les jours
Introduisez la lecture dans votre routine quotidienne. Si vous n’avez pas l’habitude de lire, commencez doucement. Prenez par exemple 10 minutes tous les matins pour lire le journal pendant le petit-déjeuner. Pour ma part, je lis tous les matins, soit un chapitre de livre, soit quelques articles de journal avec mon café du matin.
Si vous prenez les transports en commun pour aller au travail, plutôt que de scroller Instagram ou Tik Tok aussitôt installé dans le bus ou le métro, ouvrez l’application d’un journal et parcourez les actualités, ou sortez votre livre ou une revue pour en lire un chapitre ou un article. L’idée, c’est de remplacer l’automatisme à scroller les réseaux sociaux par de la lecture dès que vous avez un moment d’ennui. En plus d’améliorer votre estime de vous-même, vous verrez que cette nouvelle habitude vous permettra d’améliorer votre culture générale avec un minimum d’effort.
Lire, c’est bien. Mais que faut-il lire au juste ?
Le journal :
Pas besoin d’acheter la version papier au kiosque. Aujourd’hui, tous les grands tirages de la presse sont disponibles en format numérique (même Le Canard enchaîné qui a longtemps résisté avant d’être rattrapé par l’épidémie de Covid-19). Téléchargez toutes les applications des grands médias nationaux (Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Échos, etc.).
Des revues et des hebdomadaires :
Les revues permettent d’approfondir certaines thématiques spécifiques. Il en existe pour tous les goûts. Alternatives économiques, Esprit (philosophie), Sciences et avenir, etc. Choisissez avant tout une thématique qui vous plaît. Pour élargir vos horizons, vous pouvez aussi opter pour des publications non hexagonales comme les très réputés Time ou The Economist, ou encore Courrier international qui est une sélection d’articles de la presse étrangère.
Des livres :
Côté livre, vous avez l’embarras du choix pour améliorer votre culture générale. Il y a les livres qui parlent de sujets d’actualité, ceux qui ont reçu un prix littéraire (Goncourt, Femina, Médicis, etc.), les essais de sciences humaines et sociales et les œuvres littéraires classiques.
2e conseil : Écoutez pour vous instruire
Votre ouïe est le sens le plus disponible pour apprendre de nouvelles choses. En effet, la lecture peut vous demander beaucoup de concentration et d’attention, ce dont vous ne disposez pas en permanence. Voici une sélection de supports audio que vous pouvez utiliser pour enrichir votre culture :
La radio :
La radio est une excellente manière de s’informer de l’actualité quand on n’est pas disponible pour de la lecture. Pour ma part, j’aime bien écouter la radio le matin, pour m’informer pendant que je me prépare pour la journée.
Les meilleures radios à écouter au quotidien sont celles de Radio France (France Inter et France Culture) et Europe 1.
Des podcasts :
Il existe pléthore de podcasts pour enrichir votre culture générale. Leur plus-value réside dans le fait de pouvoir apprendre de nouvelles choses dans un format ludique et divertissant.
Des livres audio :
C’est un bon compromis si vous avez été dégoûté de la lecture pendant votre enfance ou si vous avez peu de temps pour lire. Idem si vous allez au travail ou en cours en voiture ou à pied et que vous ne pouvez pas rentabiliser ce temps pour lire.
3e conseil : Pratiquez des loisirs culturels
Inscrivez-vous à un cours artistique : prenez des cours de théâtre, de musique, de peinture…
Visitez des musées et des expositions :
Je pense qu’il n’y a pas besoin d’expliquer l’intérêt de ces visites pour votre culture générale.
Allez au théâtre et à l’opéra :
Écumez la programmation des salles de votre ville. Assistez à des œuvres classiques comme à des pièces contemporaines. En plus d’assister à des chefs-d’œuvre, cela vous donnera bien souvent l’occasion de découvrir les salles d’exception.
Enrichissez votre culture cinématographique :
Bon, je sais, j’ai insinué au début de cet article que le cinéma était moins noble que l’opéra. Néanmoins, le 7e art fait aujourd’hui partie intégrante de la culture générale, à tel point que certains films sont devenus des incontournables. Dans ce domaine, il est tout aussi instructif de visionner les vieux classiques que d’aller régulièrement en salle pour voir les nouveautés. Attention, tout ne se vaut pas sur le grand écran : si certains films vont indéniablement enrichir votre culture générale, comme les films historiques, d’autres ne seront que du pur divertissement sans aucun intérêt intellectuel.
4e conseil : Rejoignez des groupes ou des associations de débat et de discussion
Réfléchir seul, c’est bien, mais vous en apprendrez plus à plusieurs. Participer à des débats et des discussions vous permettra d’affûter vos idées et de vous enrichir en écoutant les arguments des autres personnes. Et il ne s’agit pas de participer à des concours d’éloquence où bien souvent c’est seulement la forme qui prime. Le débat privé a pour vertu de permettre de confronter ses idées à celles des autres.
5e conseil : Mettez de la culture générale dans vos réseaux sociaux
Mon conseil serait de limiter leur usage au strict minimum. Les réseaux sociaux ne sont pas vraiment le meilleur moyen de s’informer, mais on peut tout de même s’en servir pour cet objectif. Abonnez-vous ou suivez les pages des médias et des canaux d’information sérieux (dont ceux que j’ai cités plus haut) pour agrémenter votre fil d’actualités de publications enrichissantes.
*
**Vous savez maintenant ce tout qu’il faut faire pour améliorer votre culture générale au quotidien. À vous maintenant de mettre en pratique ces conseils pour vous élever intellectuellement et progresser dan l’échelle sociale !
-
Les 3 fondamentaux de l’ascension sociale

Quand on débute son processus d’ascension sociale, il est souvent difficile de savoir par où commencer. Il est fréquent d’être assailli de plein de questionnements du type :
« Sur quoi dois-je me focaliser ? »
« Est-ce que je dois commencer par me construire un réseau? »
« Est-ce que je dois changer ma garde-robe ? Me faire confectionner un tailleur ou un costume ? »
« Quels livres dois-je lire ? »
Autant de questions qu’il est tout à fait normal de se poser.
Pour éclaircir tout cela, j’ai identifié pour vous les trois piliers de l’ascension sociale. Ce sont trois fondamentaux, qui sont certes très théoriques, mais qu’il est nécessaire de maîtriser pour gravir l’échelle sociale. De ces piliers, découlent tous les autres aspects qui sont inhérents à votre projet d’ascension : bâtir son réseau, réussir ses oraux de concours ou d’examens, briller à un entretien d’embauche, gérer ses finances personnelles, développer son patrimoine, etc.
Ces fondamentaux, qui sont à la base de la maîtrise des codes sociaux, les voici résumés en un triptyque très simple :
Le savoir, le savoir-être et le paraître
***
Voici l’essentiel à savoir sur chacun de ces éléments :
Le savoir
Qu’est-ce que c’est ?
La culture générale.
Qu’est-ce que ça n’est pas?
La vérité, car avoir des connaissances ne vous donne pas raison sur tout.
Pourquoi c’est important ?
C’est ce qui vous permettra d’avoir de la conversation et de pouvoir participer à un échange sur les sujets d’actualité et les thèmes de société grâce à un socle minimum de connaissances.
Comment le travailler ?
Lire : la presse, des livres, des blogs…
Écouter : la radio, des podcasts…
Voyager : dans d’autres pays mais aussi
Faire des études (ou se cultiver en auto didacte).
Le + :
Développer une expertise sur un sujet précis pour pouvoir transmettre votre savoir aux autres.
Le savoir-être
Qu’est-ce que c’est ?
Une attitude faite de politesse et de civisme.
Qu’est-ce que ça n’est pas?
Un jeu d’acteur.
Dire oui à tout ou s’écraser face aux autres.
Pourquoi c’est important ?
C’est ce qui fera de vous quelqu’un d’appréciable et d’apprécié. Dans un monde où le savoir-être se perd, c’est ce qui vous fera sortir du lot.
Comment le travailler ?
Apprendre les règles de courtoisie.
Pratiquer les règles de politesse les plus basiques.
Le +:
Rester courtois même face aux goujats et aux malpolis.
Le paraître
Qu’est-ce que c’est ?
Votre tenue vestimentaire : une tenue adaptée à la circonstance. Des vêtements de bonne facture et bien taillés.
Votre hygiène corporelle: visage nettoyé, coiffure, rasage, maquillage, etc.
Un environnement personnel propre et entretenu : maison, voiture, bureau, etc.
Qu’est-ce que ça n’est pas?
Les signes extérieurs de richesse: une voiture, des vêtements ou accessoires de luxe.
Votre compte Instagram.
Pourquoi c’est important ?
C’est ce qui vous permettra de donner une bonne première impression auprès des personnes que vous côtoyez.
Comment le travailler ?
Se construire une garde-robe avec des pièces basiques et de qualité.
Faire ajuster ses vêtements chez un tailleur ou un couturier.
Porter des vêtements repassés.
Le + :
Employer un personnel de ménage à domicile pour avoir des vêtements repassés et intérieur nettoyé et rangé en se ménageant du temps pour soi.
***
Pris indépendamment, chacun de ces trois piliers vous feront peut-être progresser dans votre aventure sociale mais pas autant que si vous les travaillez et développez tous ensemble.
Ces 3 aspects sont indissociables les uns des autres, s’il vous en manque un voici ce que cela donnera :
- Le savoir et le savoir-être sans le paraître renverront une mauvaise première impression ;
- Le savoir et le paraître sans le savoir-être feront de vous un personnage arrogant et malpoli ;
- Enfin, le paraître et le savoir-être sans le savoir feront de vous un joli pot de fleurs !
On voit bien qu’en ne maîtrisant que 2 aspects sur 3, cela aboutit à un résultat bancal.
C’est bien l’alchimie de ces trois composantes qui donnera une vraie plus-value à votre personne.
À vous maintenant de travailler ces piliers pour gravir l’échelle sociale !
Et vous, quels sont les aspects dans lesquels vous excellez déjà ? Et ceux dans lesquels vous devez progresser ?
-
Soigner son langage dans une conversation

Dans cet article, on parlera de méthodes pour améliorer son langage dans les conversations du quotidien. Ces conseils ne sont donc pas destinés à préparer un concours d’éloquence ou une joute oratoire, bien que certaines ressources puissent servir à ces buts.
Pourquoi soigner son langage ?
Un bonne maîtrise de l’expression orale fait partie des codes à avoir pour être à l’aise dans les milieux sociaux favorisés. Mais quand on n’a pas été familiarisé à parler selon ces codes, il arrive de ne pas toujours se sentir à l’aise dans sa manière de parler, de chercher ses mots, de sentir que son langage n’est pas toujours adapté. Et pourtant, notre manière de parler véhicule une certaine image de nous-même. À ce titre, il est primordial de savoir s’exprimer de la meilleure manière afin de se montrer sous son jour le plus favorable.
Nombreuses sont les occasions où vous devrez vous exprimer oralement pour progresser dans votre parcours : examens, concours ou encore entretiens d’embauche. Les déjeuners, dîners et cocktails, malgré leur caractère informel, sont également des occasions de forger votre réseau et de vous ouvrir des opportunités. C’est pourquoi il est important de savoir soigner sa manière de parler en toutes circonstances.
Si vous n’êtes pas convaincu des bénéfices d’employer un langage soutenu dans vos interactions quotidiennes, regardez cette vidéo extraite des archives de l’INA. On y voit un chauffeur de taxi, dans une journée de travail ordinaire, tenir la conversation avec ses passagers :
Ce monsieur n’est ni cadre supérieur, ni ministre et pourtant observez comment sa manière de parler lui confère une certaine élégance. Certes ces images sont issues du Paris des années soixante et la langue française a évolué depuis. Mais elles prouvent que discuter dans un langage soigné donne une certaine prestance. L’enjeu n’est pas de parler comme si vous aviez une patate chaude dans la bouche mais de savoir s’exprimer dans un beau français, sans vulgarité, qui fera de vous une personne distinguée.
Comment soigner son langage ?
Mais comment savoir si on s’exprime correctement ?
Il existe une solution très simple : demandez à votre entourage.
Il n’y a pas de personne pré-déterminée pour cela. Il peut s’agir d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un professeur. Peu importe votre lien avec cette personne, elle doit remplir deux pré-requis : 1/ il doit s’agir d’une personne qui sait s’exprimer correctement et 2/ il doit s’agir de quelqu’un en qui vous avez suffisamment confiance pour être à l’aise en posant cette question et pour que la personne ne soit pas gênée de vous répondre honnêtement. Si vous n’êtes pas certain que cette personne ose vous dire tout ce qu’elle pense sur votre manière de parler, n’hésitez pas à lui expliquer que vous être dans une démarche d’amélioration et pourquoi il est important qu’elle vous réponde honnêtement et sans filtre.
Voici quelques exemples de questions à poser pour trouver vos axes d’amélioration :
- est-ce que tu trouves que j’ai des tics de langages/que je répète trop souvent certains mots ?
- Que penses-tu de mon ton ?
- Est-ce que tu trouves que je parle trop vite ?/Que penses-tu de mon débit de paroles ?
- Est-ce que tu trouves que parfois je parle trop fort ?
- est-ce tu trouves mon langage vulgaire ?
Bien évidemment, plus vous poserez ces questions à des personnes différentes, plus vous aurez de points de vue qui vous aideront à progresser.
Maintenant que vous avez identifié vos axes d’amélioration, l’étape suivante est de travailler dessus.
Travaillez votre « para-verbal »
À l’inverse du « non-verbal » qui comprend la posture et l’attitude corporelle, le para-verbal recouvre tous les éléments qui accompagnent vos paroles. Le para-verbal c’est un peu l’écrin de vos mots.
Modulez votre volume
Que vous parliez trop fort ou trop bas, dans les deux cas, cela peut vous être préjudiciable.
Mais comment savoir si on parle au bon volume ?
Tout est une question de contexte et d’adaptation. Vous n’aurez pas besoin d’émettre le même volume pour vous faire entendre dans un bar ou un bistrot que dans un restaurant gastronomique. Par exemple, si vous tenez une conversation dans un restaurant et que vous parlez trop fort, vous risquez d’importuner les personnes qui se trouvent aux tables adjacentes. Il n’y a rien de plus désagréable que de se voir polluer son dîner au restaurant parce que vous entendez TOUT de la conversation de la table d’à-côté. En plus, vous aurez de grandes chances de passer pour quelqu’un d’indiscret auprès de votre interlocuteur.
À l’inverse, parler trop bas, peut faire de vous un interlocuteur désagréable. Ayez conscience qu’il est très usant de soutenir une conversation face à une personne qui ne fait aucun effort de se faire entendre. En général, votre interlocuteur vous demandera plusieurs fois de répéter. Si à ce moment, vous ne faites pas l’effort de hausser votre volume, en général après 3 ou 4 demandes, les gens auront tendance à renoncer à vous écouter et ils vous laisseront continuer à parler sans pour autant vous entendre.
Ajustez votre ton
À mon sens, il existe deux types d’intonations qui vous porteront vraiment préjudice et qu’il faut corriger absolument :
- le ton nonchalant ;
- le ton agressif.
Il se peut que naturellement, vous vous exprimiez sur l’un ou l’autre de ces tons sans vous en rendre compte. Peut-être vous a-t-on déjà fait la remarque, directement ou sous une forme détournée. Par exemple, on vous dit souvent que vous êtes « blasé », ce qui est symptomatique d’un ton nonchalant ou que vous avez un ton « dur » ce qui dénote plutôt d’un ton agressif.
Maîtrisez votre débit de paroles et ar-ti-cu-lez !
Le défaut le plus récurrent est de parler trop vite. Il va souvent de pair avec une mauvaise articulation. En effet, quand on parle trop vite, on a tendance à avaler ses mots et cela rend le langage difficilement compréhensible. Faites l’effort d’articuler et vous verrez que cela vous aidera à ralentir votre débit.
Une méthode pour corriger tous ces défauts
Le ton, le volume, la vitesse, l’articulation… Quelque soit l’aspect de votre parler que vous voulez améliorer, travaillez sur un seul critère à la fois. Vous pouvez dédier chaque jour de la semaine à l’amélioration d’un aspect et vous le noter dans votre agenda. Par exemple:
» Lundi, je me concentre sur mon articulation ;
Mardi, je me concentre sur mon débit/ma vitesse de parole ;
Mercredi, je me concentre sur le volume de ma voix;
etc. «
Et recommencez ainsi chaque semaine.
Vous pouvez aussi séquencer ce travail en vous concentrant sur un seul aspect pendant plusieurs jours d’affilée. Une fois que vous aurez jugé vous être suffisamment amélioré sur un critère, passez au suivant.
Améliorez votre vocabulaire
Malgré le faible impact du verbal dans votre message global, il ne faut pas négliger l’importance de votre vocabulaire.
S’il y a une chose que vous devez faire en priorité pour améliorer votre vocabulaire, c’est de bannir à tout prix toutes les choses suivantes :
- le verlan ;
- l’argot ;
- le langage familier ;
- les jurons et insultes ;
Si vous n’êtes pas convaincu(e) de l’importance d’entretenir un langage soigné, rappelez-vous des moments de la vie publique où des personnalités politiques ont employé des termes vulgaires ou des injures :
Nicolas Sarkozy, président de la République, en 2008 : « Casse-toi pauv’ con !«
Emmanuel Macron, président de la République, en 2022 : « J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés«
Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, en 2023 : « la bordélisation du pays«
On est d’accord pour dire que ce n’est pas du meilleur effet.
Maintenant que vous savez ce qu’il faut retirer de votre langage, vous vous demandez sûrement comment l’agrémenter. Voici quelques exemples d’expressions familières qui peuvent être remplacées par d’autres dans un registre plus soutenu :
Au lieu de dire : Vous pourriez dire : Je suis crevé(e) Je suis fatigué(e)/épuisé(e) Ça me saoûle/ça me gave Je suis excédé(e)/agacé(e) C’est le bordel La situation est catastrophique trop/gravecomme dans « Je suis trop/grave content(e) » très/extrêmement « Je suis très/extrêmement content(e) » Pour chaque expression familière que vous avez l’habitude d’utiliser, vous pouvez trouver un équivalent dans un registre plus courant ou soutenu.
Quand soigner son langage ?
Vous vous dites peut-être que vous n’allez pas parler de manière soutenue à chaque instant de votre journée ?
Encore une fois, il s’agit de savoir s’adapter. Vous n’allez pas subitement utiliser un registre de langage soutenu avec une personne que vous connaissez depuis très longtemps et avec qui vous avez l’habitude de dialoguer sur un registre familier. Dans le même esprit, plus vous serez intime avec une personne, plus vous pourrez vous permettre de « relâcher » votre langage en sa compagnie, toujours de manière progressive. Prenez comme habitude de parler dans un langage soigné et soutenu avec chaque personne que vous venez de rencontrer.
Parlez mieux, parlez moins
Améliorer votre langage n’est pas seulement une affaire de qualité de mais de quantité. Ou plutôt de sobriété.
Parlez peu, mais parlez pour dire les choses essentielles. Cela donnera une plus grande valeur à vos mots. N’essayez pas de combler à tout prix les « blancs » dans une conversation par peur des situations gênantes. Bien souvent, c’est votre interlocuteur qui s’en occupera.
Quelques astuces supplémentaires pour vous améliorer :
- Prenez des cours de théâtre. C’est le conseil le plus fréquemment donné et c’est bien parce qu’il fonctionne !
- Si vous n’avez pas de structure à proximité de chez vous où pratiquer le théâtre, deux options s’offrent à vous :
- Trouvez un ou plusieurs amis qui sont dans la même démarche d’amélioration que vous et qui ont envie de travailler leur expression orale. Prenez le texte d’une pièce de théâtre ou un dialogue de film (où les personnages s’expriment correctement) et entraînez-vous avec votre ami(e) à le déclamer en vous filmant ou en vous enregistrant avec la fonction dictaphone de votre téléphone. Réécoutez-vous et notez vos défauts, les vôtres et ceux de votre partenaire, et comment vous pourriez les améliorer. Puis recommencez en corrigeant les points que vous avez relevés. Vous pouvez utiliser cette même méthode avec un dialogue que vous aurez rédigé par vous-même.
- Si vraiment vous n’avez personne autour de vous avez qui partager cet exercice, vous pouvez aussi utiliser cette méthode seul en débriefant vos enregistrements par vous-même.
Pour finir, voici quelques livres où trouver de l’inspiration pour vous améliorer :
- La Parole est un sport de combat – Bertrand PÉRIER, JC Lattès, 2017, 250 pages.
- L’Art du mot juste : 275 propositions pour enrichir votre vocabulaire, Valérie MANDERA, Points, 2016, 160 pages.
- Dictionnaire des idées suggérées par les mots : trouver le mot juste, Paul ROUAIX, Livre de poche, 1989, 540 pages.
-
Pourquoi ce blog ?
Quand on n’a pas eu la chance de naître dans une famille aisée, il est souvent difficile de se faire une place dans les catégories supérieures.
Depuis plusieurs années, l’ascenseur social en France est en panne, ou du moins, son mécanisme est grippé. En effet, on estime qu’il faut 6 générations pour qu’un individu sorte de la pauvreté1.
Alors est-ce une question d’argent ?
En partie, mais pas seulement. Dans beaucoup de familles modestes, les parents qui ont un projet d’ascension sociale pour leur(s) enfant(s), peuvent faire des sacrifices financiers considérables pour offrir à leur progéniture des meilleures chances de réussite2.
C’est le cas dans ma famille, où depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours vu mes parents être précautionneux avec leur argent afin de pouvoir financer mes futures études (qui se sont effectivement révélées coûteuses). Vous avez peut-être eu cette chance d’avoir pu compter sur le soutien financier et/ou moral de votre famille pour vous aider à accomplir votre réussite sociale. Ou peut-être que malgré tous les obstacles et l’absence de soutien familial vous avez réussi à vous sortir de votre condition sociale modeste.
Néanmoins, quelque soit la taille du pécule amassé par vos proches et/ou par vos efforts, il vous est peut-être arrivé de constater que quelque chose vous manquait pour gravir avec aisance l’échelle sociale.
De vous sentir en décalage avec le nouveau milieu social dont vous aviez rêvé de faire partie. Bref, il vous manque « quelque chose » pour être tout à fait à l’aise et vous n’arrivez pas à mettre des mots dessus.
Ce « quelque chose » ce sont codes sociaux, ce que le sociologue Pierre Bourdieu appelle aussi le « capital culturel »3. Cela, même tout l’or du monde ne permettrait pas de vous l’acheter. Soit on les a acquis dès le plus jeune âge parce que notre environnement familial nous a inconsciemment conditionnés à appliquer ces codes ; soit on arrive à l’âge adulte sans les avoir et dans ce cas, il faut en prendre conscience pour se les approprier.
Je sais à quel point il est douloureux d’apprendre ces « codes » sur le tard, à force d’expérience (comprendre « à force d’erreurs et de situations gênantes »).
Il est d’autant plus frustrant de savoir que certaines personnes ont déjà ces codes, parce qu’elles sont nées dans la bonne famille. Elles naviguent dans la société avec une aisance désarmante quand vous, vous ramez pour trouver votre place. On ne peut pas jeter la pierre à ces personnes, elles ont tout simplement eu de la chance.
C’est justement par ce blog que j’ai l’ambition de compenser ces inégalités de naissance et de classe sociale en offrant à ceux qui n’en ont pas eu l’opportunité d’acquérir ces codes. Bien sûr, il faudra fournir un peu plus d’efforts que si vous aviez appris tout cela par votre milieu familial. Néanmoins, avec de la bonne volonté et l’envie d’apprendre et de progresser, on peut vite rattraper son retard. Et si cela peut vous permettre d’être un peu plus à l’aise dans votre projet de réussite et d’ascension sociale, alors j’aurais réussi mon pari.
En vous souhaitant une bonne lecture et tous mes vœux de réussite !
(1) https://www.rfi.fr/fr/france/20180616-etude-ocde-six-generations-necessaires-sortir-pauvrete
