Comment améliorer sa culture générale au quotidien

La culture générale est un élément essentiel à développer lorsque l’on aspire à s’élever dans l’échelle sociale. Elle est l’essence même du « savoir » dont je vous parlais dans cet article sur les fondamentaux de l’ascension sociale.

Et pour preuve, le degré d’éloignement ou d’accointance avec la culture générale fait partie des critères qui permettent de positionner un individu sur l’échelle sociale. La culture générale est aussi un élément majeur à maîtriser pour réussir les concours des grandes écoles et de la fonction publique.

Cependant, l’objectif de cet article n’est pas de vous préparer aux épreuves de culture générale pour les concours. Disons plutôt qu’en lisant ces lignes, vous obtiendrez les clés pour améliorer votre culture générale au quotidien, une culture de « femme ou d’homme du monde », celle qui vous permettra de participer à n’importe quelle conversation, d’avoir les idées et les arguments pour ne pas rester en retrait lors d’une discussion. In fine et à plus long terme, cela pourrait vous aider pour vos écrits et oraux de culture générale, car vous aurez acquis des connaissances sur le long terme, mais laissons cela de côté pour le moment.

Mais qu’est-ce que c’est au juste la « culture générale » ?

La culture générale, comme on l’a dit, c’est d’abord le nom d’une épreuve des concours des grandes écoles ou de la fonction publique. C’est un incontournable qui se déguise parfois sous le nom de « Questions contemporaines » à l’écrit ou d’ « Entretien d’admission » à l’oral.

Contrairement à ce que son nom indique, ce n’est pas n’importe quelle culture. Ce qu’on appelle communément la culture générale, c’est la culture de la classe dominante. Ainsi, dans la culture générale, toutes les cultures ne se valent pas. Par exemple, vous susciterez plus d’intérêt en évoquant le dernier opéra auquel vous avez assisté plutôt que le dernier blockbuster américain que vous êtes allé voir au cinéma. De même avec un concert de musique classique plutôt qu’un concert de musique pop, une exposition plutôt qu’un parc d’attraction, ou encore avoir lu le dernier Goncourt plutôt qu’un roman policier.

Vous commencez à voir ce que c’est vraiment la culture générale ?

Quand on parle de culture générale, on sous-entend généralement qu’il est difficile de dire quelles sont les connaissances exactes qui font que vous avez ou non une solide culture générale. Mais il existe un certain nombre de critères qui caractérisent une personne ayant un bon niveau de culture générale, à savoir :

  • une connaissance des sujets d’actualité ;
  • une connaissance de l’histoire, principalement l’histoire de France et l’histoire contemporaine (de 1789 à nos jours) ;
  • une acculturation aux arts classiques : littérature, musique, peinture, théâtre, etc.
  • avoir voyagé à l’étranger et s’être imprégné des éléments de culture locale ou nationale ;

Le fait d’avoir été élevé dans un milieu socio-économiquement favorisé vous avantage dans tous ces éléments.

Sauf que si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que le hasard de la vie vous ait fait naître dans une famille éloignée de tout cela.

Pas de panique, même si vous partez de zéro, avec un peu de méthode et de patience, le retard peut se rattraper facilement ! Seulement, la culture générale, c’est comme Rome, ça ne se construit pas en un jour. Il n’existe pas de méthode miracle pour améliorer sa culture générale en trois jours ou même en trois mois. Il n’y a même pas de durée définie pour construire sa culture, tout dépend de quel point de départ vous partez, de vos capacités d’apprentissage et de votre niveau de curiosité qui sont très variables d’une personne à l’autre. En fait, il faut juste du temps. Les personnes de votre âge qui ont une bonne culture générale ont mis des années à l’acquérir, c’est juste qu’elles ont commencé plus tôt.

Gardez également à l’esprit que vous ne pourrez jamais TOUT savoir et qu’il y aura TOUJOURS des choses à apprendre. La culture générale, c’est un apprentissage continu et infini, qui ne s’arrête pas une fois que vous avez terminé vos études ou vos épreuves de concours. J’ai déjà vu des personnes de 35 ans s’alarmer de ne pas avoir un niveau de culture générale suffisant pour passer des concours internes de la fonction publique. J’ai aussi vu des collègues ou des amis qui, par manque de connaissances, se sont mis en retrait de la conversation lors d’un dîner au restaurant lorsque la discussion a tourné au débat d’idées. Vous le voyez, la culture générale sert partout et à tout âge.

Ça, c’était pour la théorie.

Pour la pratique, voici un conseil : façonnez vos habitudes de manière à ce que votre mode de vie vous abreuve naturellement de culture générale.

C’est ce que font les personnes des classes favorisées. Ce sont leur environnement et leurs habitudes quotidiennes qui leur apportent de quoi nourrir leur intellect et augmenter leurs connaissances.

Ce sont les médias que vous consulterez, les lieux que vous fréquenterez, les discussions que vous aurez qui feront que votre culture générale sera sensiblement augmentée au fil du temps.

Mais alors, comment faire concrètement ?

Voici cinq conseils qui vous permettront d’améliorer votre culture générale :

1er conseil : Lisez tous les jours

Introduisez la lecture dans votre routine quotidienne. Si vous n’avez pas l’habitude de lire, commencez doucement. Prenez par exemple 10 minutes tous les matins pour lire le journal pendant le petit-déjeuner. Pour ma part, je lis tous les matins, soit un chapitre de livre, soit quelques articles de journal avec mon café du matin.

Si vous prenez les transports en commun pour aller au travail, plutôt que de scroller Instagram ou Tik Tok aussitôt installé dans le bus ou le métro, ouvrez l’application d’un journal et parcourez les actualités, ou sortez votre livre ou une revue pour en lire un chapitre ou un article. L’idée, c’est de remplacer l’automatisme à scroller les réseaux sociaux par de la lecture dès que vous avez un moment d’ennui. En plus d’améliorer votre estime de vous-même, vous verrez que cette nouvelle habitude vous permettra d’améliorer votre culture générale avec un minimum d’effort.

Lire, c’est bien. Mais que faut-il lire au juste ?

Le journal :

Pas besoin d’acheter la version papier au kiosque. Aujourd’hui, tous les grands tirages de la presse sont disponibles en format numérique (même Le Canard enchaîné qui a longtemps résisté avant d’être rattrapé par l’épidémie de Covid-19). Téléchargez toutes les applications des grands médias nationaux (Le MondeLibérationLe FigaroLes Échos, etc.).

Des revues et des hebdomadaires :

Les revues permettent d’approfondir certaines thématiques spécifiques. Il en existe pour tous les goûts. Alternatives économiquesEsprit (philosophie), Sciences et avenir, etc. Choisissez avant tout une thématique qui vous plaît. Pour élargir vos horizons, vous pouvez aussi opter pour des publications non hexagonales comme les très réputés Time ou The Economist, ou encore Courrier international qui est une sélection d’articles de la presse étrangère.

Des livres :

Côté livre, vous avez l’embarras du choix pour améliorer votre culture générale. Il y a les livres qui parlent de sujets d’actualité, ceux qui ont reçu un prix littéraire (Goncourt, Femina, Médicis, etc.), les essais de sciences humaines et sociales et les œuvres littéraires classiques.

2e conseil : Écoutez pour vous instruire

Votre ouïe est le sens le plus disponible pour apprendre de nouvelles choses. En effet, la lecture peut vous demander beaucoup de concentration et d’attention, ce dont vous ne disposez pas en permanence. Voici une sélection de supports audio que vous pouvez utiliser pour enrichir votre culture :

La radio :

La radio est une excellente manière de s’informer de l’actualité quand on n’est pas disponible pour de la lecture. Pour ma part, j’aime bien écouter la radio le matin, pour m’informer pendant que je me prépare pour la journée.

Les meilleures radios à écouter au quotidien sont celles de Radio France (France Inter et France Culture) et Europe 1.

Des podcasts :

Il existe pléthore de podcasts pour enrichir votre culture générale. Leur plus-value réside dans le fait de pouvoir apprendre de nouvelles choses dans un format ludique et divertissant.

Des livres audio :

C’est un bon compromis si vous avez été dégoûté de la lecture pendant votre enfance ou si vous avez peu de temps pour lire. Idem si vous allez au travail ou en cours en voiture ou à pied et que vous ne pouvez pas rentabiliser ce temps pour lire.

3e conseil : Pratiquez des loisirs culturels

Inscrivez-vous à un cours artistique : prenez des cours de théâtre, de musique, de peinture…

Visitez des musées et des expositions :

Je pense qu’il n’y a pas besoin d’expliquer l’intérêt de ces visites pour votre culture générale.

Allez au théâtre et à l’opéra :

Écumez la programmation des salles de votre ville. Assistez à des œuvres classiques comme à des pièces contemporaines. En plus d’assister à des chefs-d’œuvre, cela vous donnera bien souvent l’occasion de découvrir les salles d’exception.

Enrichissez votre culture cinématographique :

Bon, je sais, j’ai insinué au début de cet article que le cinéma était moins noble que l’opéra. Néanmoins, le 7e art fait aujourd’hui partie intégrante de la culture générale, à tel point que certains films sont devenus des incontournables. Dans ce domaine, il est tout aussi instructif de visionner les vieux classiques que d’aller régulièrement en salle pour voir les nouveautés. Attention, tout ne se vaut pas sur le grand écran : si certains films vont indéniablement enrichir votre culture générale, comme les films historiques, d’autres ne seront que du pur divertissement sans aucun intérêt intellectuel.

4e conseil : Rejoignez des groupes ou des associations de débat et de discussion

Réfléchir seul, c’est bien, mais vous en apprendrez plus à plusieurs. Participer à des débats et des discussions vous permettra d’affûter vos idées et de vous enrichir en écoutant les arguments des autres personnes. Et il ne s’agit pas de participer à des concours d’éloquence où bien souvent c’est seulement la forme qui prime. Le débat privé a pour vertu de permettre de confronter ses idées à celles des autres.

5e conseil : Mettez de la culture générale dans vos réseaux sociaux

Mon conseil serait de limiter leur usage au strict minimum. Les réseaux sociaux ne sont pas vraiment le meilleur moyen de s’informer, mais on peut tout de même s’en servir pour cet objectif. Abonnez-vous ou suivez les pages des médias et des canaux d’information sérieux (dont ceux que j’ai cités plus haut) pour agrémenter votre fil d’actualités de publications enrichissantes.

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Vous savez maintenant ce tout qu’il faut faire pour améliorer votre culture générale au quotidien. À vous maintenant de mettre en pratique ces conseils pour vous élever intellectuellement et progresser dan l’échelle sociale !

Soigner son langage dans une conversation

Dans cet article, on parlera de méthodes pour améliorer son langage dans les conversations du quotidien. Ces conseils ne sont donc pas destinés à préparer un concours d’éloquence ou une joute oratoire, bien que certaines ressources puissent servir à ces buts.

Pourquoi soigner son langage ?

Un bonne maîtrise de l’expression orale fait partie des codes à avoir pour être à l’aise dans les milieux sociaux favorisés. Mais quand on n’a pas été familiarisé à parler selon ces codes, il arrive de ne pas toujours se sentir à l’aise dans sa manière de parler, de chercher ses mots, de sentir que son langage n’est pas toujours adapté. Et pourtant, notre manière de parler véhicule une certaine image de nous-même. À ce titre, il est primordial de savoir s’exprimer de la meilleure manière afin de se montrer sous son jour le plus favorable.

Nombreuses sont les occasions où vous devrez vous exprimer oralement pour progresser dans votre parcours : examens, concours ou encore entretiens d’embauche. Les déjeuners, dîners et cocktails, malgré leur caractère informel, sont également des occasions de forger votre réseau et de vous ouvrir des opportunités. C’est pourquoi il est important de savoir soigner sa manière de parler en toutes circonstances.

Si vous n’êtes pas convaincu des bénéfices d’employer un langage soutenu dans vos interactions quotidiennes, regardez cette vidéo extraite des archives de l’INA. On y voit un chauffeur de taxi, dans une journée de travail ordinaire, tenir la conversation avec ses passagers :

Ce monsieur n’est ni cadre supérieur, ni ministre et pourtant observez comment sa manière de parler lui confère une certaine élégance. Certes ces images sont issues du Paris des années soixante et la langue française a évolué depuis. Mais elles prouvent que discuter dans un langage soigné donne une certaine prestance.  L’enjeu n’est pas de parler comme si vous aviez une patate chaude dans la bouche mais de savoir s’exprimer dans un beau français, sans vulgarité, qui fera de vous une personne distinguée. 

Comment soigner son langage ?

Mais comment savoir si on s’exprime correctement ?

Il existe une solution très simple : demandez à votre entourage.

Il n’y a pas de personne pré-déterminée pour cela. Il peut s’agir d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un professeur. Peu importe votre lien avec cette personne, elle doit remplir deux pré-requis : 1/ il doit s’agir d’une personne qui sait s’exprimer correctement et 2/ il doit s’agir de quelqu’un en qui vous avez suffisamment confiance pour être à l’aise en posant cette question et pour que la personne ne soit pas gênée de vous répondre honnêtement. Si vous n’êtes pas certain que cette personne ose vous dire tout ce qu’elle pense sur votre manière de parler, n’hésitez pas à lui expliquer que vous être dans une démarche d’amélioration et pourquoi il est important qu’elle vous réponde honnêtement et sans filtre.

Voici quelques exemples de questions à poser pour trouver vos axes d’amélioration :

  • est-ce que tu trouves que j’ai des tics de langages/que je répète trop souvent certains mots ?
  • Que penses-tu de mon ton ?
  • Est-ce que tu trouves que je parle trop vite ?/Que penses-tu de mon débit de paroles ?
  • Est-ce que tu trouves que parfois je parle trop fort ?
  • est-ce tu trouves mon langage vulgaire ?

Bien évidemment, plus vous poserez ces questions à des personnes différentes, plus vous aurez de points de vue qui vous aideront à progresser.

Maintenant que vous avez identifié vos axes d’amélioration, l’étape suivante est de travailler dessus.

Travaillez votre « para-verbal »

À l’inverse du « non-verbal » qui comprend la posture et l’attitude corporelle, le para-verbal recouvre tous les éléments qui accompagnent vos paroles. Le para-verbal c’est un peu l’écrin de vos mots.

Modulez votre volume

Que vous parliez trop fort ou trop bas, dans les deux cas, cela peut vous être préjudiciable.

Mais comment savoir si on parle au bon volume ?

Tout est une question de contexte et d’adaptation. Vous n’aurez pas besoin d’émettre le même volume pour vous faire entendre dans un bar ou un bistrot que dans un restaurant gastronomique. Par exemple, si vous tenez une conversation dans un restaurant et que vous parlez trop fort, vous risquez d’importuner les personnes qui se trouvent aux tables adjacentes. Il n’y a rien de plus désagréable que de se voir polluer son dîner au restaurant parce que vous entendez TOUT de la conversation de la table d’à-côté. En plus, vous aurez de grandes chances de passer pour quelqu’un d’indiscret auprès de votre interlocuteur.

À l’inverse, parler trop bas, peut faire de vous un interlocuteur désagréable. Ayez conscience qu’il est très usant de soutenir une conversation face à une personne qui ne fait aucun effort de se faire entendre. En général, votre interlocuteur vous demandera plusieurs fois de répéter. Si à ce moment, vous ne faites pas l’effort de hausser votre volume, en général après 3 ou 4 demandes, les gens auront tendance à renoncer à vous écouter et ils vous laisseront continuer à parler sans pour autant vous entendre.

Ajustez votre ton

À mon sens, il existe deux types d’intonations qui vous porteront vraiment préjudice et qu’il faut corriger absolument :

  • le ton nonchalant ;
  • le ton agressif.

Il se peut que naturellement, vous vous exprimiez sur l’un ou l’autre de ces tons sans vous en rendre compte. Peut-être vous a-t-on déjà fait la remarque, directement ou sous une forme détournée. Par exemple, on vous dit souvent que vous êtes « blasé », ce qui est symptomatique d’un ton nonchalant ou que vous avez un ton « dur » ce qui dénote plutôt d’un ton agressif.

Maîtrisez votre débit de paroles et ar-ti-cu-lez !

Le défaut le plus récurrent est de parler trop vite. Il va souvent de pair avec une mauvaise articulation. En effet, quand on parle trop vite, on a tendance à avaler ses mots et cela rend le langage difficilement compréhensible. Faites l’effort d’articuler et vous verrez que cela vous aidera à ralentir votre débit.

Une méthode pour corriger tous ces défauts

Le ton, le volume, la vitesse, l’articulation… Quelque soit l’aspect de votre parler que vous voulez améliorer, travaillez sur un seul critère à la fois. Vous pouvez dédier chaque jour de la semaine à l’amélioration d’un aspect et vous le noter dans votre agenda. Par exemple:

 » Lundi, je me concentre sur mon articulation ;

Mardi, je me concentre sur mon débit/ma vitesse de parole ;

Mercredi, je me concentre sur le volume de ma voix;

etc. « 

Et recommencez ainsi chaque semaine.

Vous pouvez aussi séquencer ce travail en vous concentrant sur un seul aspect pendant plusieurs jours d’affilée. Une fois que vous aurez jugé vous être suffisamment amélioré sur un critère, passez au suivant.

Améliorez votre vocabulaire

Malgré le faible impact du verbal dans votre message global, il ne faut pas négliger l’importance de votre vocabulaire.

S’il y a une chose que vous devez faire en priorité pour améliorer votre vocabulaire, c’est de bannir à tout prix toutes les choses suivantes :

  • le verlan ;
  • l’argot ;
  • le langage familier ;
  • les jurons et insultes ;

Si vous n’êtes pas convaincu(e) de l’importance d’entretenir un langage soigné, rappelez-vous des moments de la vie publique où des personnalités politiques ont employé des termes vulgaires ou des injures :

Nicolas Sarkozy, président de la République,  en 2008 : « Casse-toi pauv’ con !« 

Emmanuel Macron, président de la République, en 2022 : « J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés« 

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, en 2023 : « la bordélisation du pays« 

On est d’accord pour dire que ce n’est pas du meilleur effet. 

Maintenant que vous savez ce qu’il faut retirer de votre langage, vous vous demandez sûrement comment l’agrémenter. Voici quelques exemples d’expressions familières qui peuvent être remplacées par d’autres dans un registre plus soutenu :

Au lieu de dire :Vous pourriez dire :
Je suis crevé(e)Je suis fatigué(e)/épuisé(e)
Ça me saoûle/ça me gaveJe suis excédé(e)/agacé(e)
C’est le bordelLa situation est catastrophique
trop/gravecomme dans « Je suis trop/grave content(e) »très/extrêmement « Je suis très/extrêmement content(e) »

Pour chaque expression familière que vous avez l’habitude d’utiliser, vous pouvez trouver un équivalent dans un registre plus courant ou soutenu.

Quand soigner son langage ?

Vous vous dites peut-être que vous n’allez pas parler de manière soutenue à chaque instant de votre journée ?

Encore une fois, il s’agit de savoir s’adapter. Vous n’allez pas subitement utiliser un registre de langage soutenu avec une personne que vous connaissez depuis très longtemps et avec qui vous avez l’habitude de dialoguer sur un registre familier. Dans le même esprit, plus vous serez intime avec une personne, plus vous pourrez vous permettre de « relâcher » votre langage en sa compagnie, toujours de manière progressive. Prenez comme habitude de parler dans un langage soigné et soutenu avec chaque personne que vous venez de rencontrer.

Parlez mieux, parlez moins

Améliorer votre langage n’est pas seulement une affaire de qualité de mais de quantité. Ou plutôt de sobriété.

Parlez peu, mais parlez pour dire les choses essentielles. Cela donnera une plus grande valeur à vos mots. N’essayez pas de combler à tout prix les « blancs » dans une conversation par peur des situations gênantes. Bien souvent, c’est votre interlocuteur qui s’en occupera.

Quelques astuces supplémentaires pour vous améliorer :

  • Prenez des cours de théâtre. C’est le conseil le plus fréquemment donné et c’est bien parce qu’il fonctionne !
  • Si vous n’avez pas de structure à proximité de chez vous où pratiquer le théâtre, deux options s’offrent à vous :
    • Trouvez un ou plusieurs amis qui sont dans la même démarche d’amélioration que vous et qui ont envie de travailler leur expression orale. Prenez le texte d’une pièce de théâtre ou un dialogue de film (où les personnages s’expriment correctement) et entraînez-vous avec votre ami(e) à le déclamer en vous filmant ou en vous enregistrant avec la fonction dictaphone de votre téléphone. Réécoutez-vous et notez vos défauts, les vôtres et ceux de votre partenaire, et comment vous pourriez les améliorer. Puis recommencez en corrigeant les points que vous avez relevés. Vous  pouvez utiliser cette même méthode avec un dialogue que vous aurez rédigé par vous-même.
    • Si vraiment vous n’avez personne autour de vous avez qui partager cet exercice, vous pouvez aussi utiliser cette méthode seul en débriefant vos enregistrements par vous-même.

Pour finir, voici quelques livres où trouver de l’inspiration pour vous améliorer :

  • La Parole est un sport de combat – Bertrand PÉRIER, JC Lattès, 2017, 250 pages.
  • L’Art du mot juste : 275 propositions pour enrichir votre vocabulaire, Valérie MANDERA, Points, 2016, 160 pages.
  • Dictionnaire des idées suggérées par les mots : trouver le mot juste, Paul ROUAIX, Livre de poche, 1989, 540 pages.